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Parler roumain en Roumanie
par
Eliane
mardi 14 juin 2005
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Et si ce n'est pas trop difficile, et même si cela l'est un peu, cela ne mérite-t-il pas quelques efforts, année après année, pour mieux communiquer avec les Roumains en Roumanie ?
J'ai voyagé pour la première fois en Roumanie en 1994. Après avoir traversé quelques pays slaves et leur linguistique mystérieuse et définitivement étrangère pour moi, j'ai rencontré, dès Satu Mare, des consonances familières : Patiserie, Librarie…Et partout des gens qui parlaient le français, ou qui, devant mes difficultés à commander un repas - en l'absence quasi-constante de carte -, sans comprendre ce qu'on me proposait, dénichaient en quelques minutes un francophone qui me permettait de savourer des mets, parfois simples comme ardei ou rosi, parfois plus complexes, comme ciorba ou chiftele, sans être obligée de commander au hasard, en ne me basant que sur la joliesse du mot (le nom est joli, cela doit être bon…)… Cela méritait, compte tenu de la fascination qu'exerça sur nous ce pays, alors aussi « exotique » que la Patagonie ou la Polynésie, cela méritait de faire l'effort d'acquerir les rudiments de la langue roumaine. D'autant plus que nous avons été atteints très vite par la « Roumanomania », cet étrange virus qui véhicule le « dor », dès qu'on quitte le territoire roumain. Au début, l'achat à Bucarest de quelques dictionnaires, du livre « Româna cu sau fara profesor » et, dès le retour en France, l'acquisition (sur commande, avec des délais de livraison incroyablement longs) d'une Méthode Assimil (livre et cassettes audio) me donne l'impression d'une langue facile, et me voilà lancée dans un apprentissage qui débouche, malgré la constatation que je ne comprends pas grand-chose à ce que me disient les gens, à l'énoncé des rudiments de communication que ma persévérance m'a permis d'acquérir, même si c'est seulement demander son chemin, acheter boissons et nourriture, et comme le veut la tradition, parler un peu de ma famille, des enfants et petits enfants. Cependant, en Roumanie, c'était facile, la connaissance de la langue française était fort répandue, et je n'avais guère l'occasion de mettre en pratique mes connaissances aussi fragiles que récentes. Bon, je m'obstine, j'achète -en Roumanie, car dans ma Province les rayons de librairie sont assez indigents en ce qui concerne les livres d'apprentissage du Roumain - j'achète grammaires, livres scolaires, livres pour enfants. Et je m'équipe d'une antenne satellite qui me donne accès à la télévision roumaine, alors en analogique. Renseignement pris, il n'y a pas d'enseignement du roumain dans un rayon qui rendrait possible de prendre des cours, compte tenu de mes obligations professionnelles de l'époque. Et en ce qui concerne la documentation historique, touristique et artistique, la Roumanie regorge de livres en français et très bon marché. Au fil des années, je progresse, même si je constate que la grammaire roumaine, qui est malgré tout mon point faible, le temps m'étant compté pour en faire un réel apprentissage, et mes motivations ne redevenant sincère que lorsqu'un retour en Pays Roumain est programmé de façon imminente. Peu à peu, les prix des « livres pour touristes » en français flambent, et, malgré leurs belles photos, me laissent sur ma faim pour mieux connaître le pays et ses habitants. Je me tourne donc vers les livres en roumain, souvent de mauvaise qualité sur le plan du papier, de l'impression et des illustrations (ceci jusqu'à une date assez récente, car d'étonnants progrès ont été réalisés sur ce plan-là), mais infiniment plus intéressants sur le fond. Dictionnaires à l'appui, j'acquiers peu à peu le vocabulaire touristique, historique et architectural, et, malgré mes carences en grammaire, je peux me débrouiller de mieux en mieux, jusqu'à lire à peu près couramment. Parler, c'est autre chose. Les formules toutes faites d'Assimil s'avèrent vite insuffisantes, et l'anglomanie envahit peu à peu les lieux publics. On ne parle plus français mais anglais. Par une réaction sans doute stupide et primaire, je développe une « allergie » à l'anglais dans ce pays francophone et francophile, et en Roumanie, soit je parle français, ce qui est quand même le plus facile pour moi, soit, à défaut je parle allemand, quand je rencontre des Roumains Saxons, soit je parle (enfin !) roumain. En fait, je parle de plus en plus roumain, en bravant mon appréhension de parler cette langue
comme une vache espagnole parle le français, selon l'expression consacrée. Ce qui est extraordinaire, en Roumanie, c'est que la plupart des gens sont attentifs, écoutent avec beaucoup de sérieux et de gentillesse, ils essaient de comprendre, même lorsque l'expression est laborieuse et incorrecte (la « roumanisation » de mots français s'avère souvent insuffisante). L'idéal serait de reprendre livres et grammaire pour parler correctement, mais je ne le fais que de temps à autre. Souvent pour écrire un courrier à des amis qui ne parlent pas le français. Eh oui ! Rien ne remplace parler roumain en Roumanie. Alors je n'hésite pas à converser en toute occasion, mon interlocuteur roumain rétablissant les formes déclinées et conjuguées, souvent à voix haute, lorsque mon discours reste en suspens à la fin de la racine d'un mot. Et pour ne rien vous cacher, j'ai constaté que les meilleurs professeurs, ce sont les enfants, experts dans l'art de dédramatiser les fautes au milieu d'éclats de rires et de gentilles moqueries. Naturellement, j'ai tout à fait conscience qu'après onze ans de pratique de la langue roumaine, je devrais parler beaucoup mieux que cela, mais l'important, n'est-ce pas d'abord de comprendre ce qui est dit et de se faire comprendre ? Ce qui ouvre la route à une communication qui ne reste pas superficielle. Alors tant pis pour les « mauvaises notes », puisque nous ne sommes plus dans le cadre scolaire, mais dans celui des relations inter-personnelles.
© Photos Eliane Roussel - Laurent Beaudet
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Forum de l'article
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Parler roumain en Roumanie
ayant découvert sur le tard un arrière grand père roumain , j'apprends depuis 1 an tout seul le roumain méthode assimil ( leçon 38 ) . Je devrais partir avec mon épouse 10 jours cet été pour la premiere fois . quand j'ai la chance de trouver un roumain dans ma banlieue ou un film en roumain je trouve qu'ils parlent vraiment très vite . Est ce le cas en Roumanie ou n'ai je pas encore les connaissances minimale pour comprendre . Pe curind .
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Parler roumain en Roumanie
bonjour , je suis deja allée 2 fois en Roumanie et j'espere pouvoir à nouveau y retourner ; c'est un pays trés attachant surtout lorsque pendant mon periple nous avons mes amis et moi mangé et dormi chez les habitants des regions que nous avons visitees. mon plus grand regret a été de ne pouvoir parler directement avec les personnes que j'ai rencontrées et j'aimerai beaucoup apprendre cette langue pour mon prochain voyage qui je l'espère sera au plus tard en 2008 . J'ai été conquise par la gentillesse de tous les roumains que j'ai rencontré et j'aurai aimé le leur dire moi même. je ne sais si j'aurai le courage d'apprendre cette langue mais j'aimerai savoir qu'elle serai la methode la plus facile pour le faire .
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Parler roumain en Roumanie
Ah, mais Colette (et je tombe ici par hasard), passe de l'anglais au roumain :-))))
Hélène B (tu vois qui je suis ?)
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Parler roumain en Roumanie
Bonjour Eliane Merci pour cet article enthousiasmant. Bravo pour votre persévérance . J'aspire à apprendre le Roumain car je pense que connaître et communiquer dans un pays par sa langue est symbolique même si la perfection n'existe pas au départ. Appréhender véritablement un pays passe par la communication avec chacun , celui par exemple que l'on rencontre au détour d'un chemin , et donc la langue du pays est fondamentale . Le roumain ,qui plus est ,est une langue agréable à l'oreille , chantante ..... J'ai commencé par la méthode assimil ( 3 mois il y a 1 an ...), depuis je suis allée en Roumanie 2 semaines et je repart bientôt . j'espère pouvoir "baraguiner " un peu en roumain .... Merci encore pour avoir fait part de votre expérience si positive NInou
parler roumain en Roumanie
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Parler roumain en Roumanie
Bonjour Ninou, Je me prénomme Simone, "Simona" en roumain. Je souhaite moi aussi apprendre la langue roumaine et je suis à la recherche de livres pour enfants très illustrés, genre méthode de lecture, écrits en langue roumaine. Mon père était roumain et j'ai peut-être de la famille là-bas. Malheureusement je n'ai pas appris la langue, mais je m'y mets consciencieusement et mon souhait le plus cher est de pouvoir me rendre dans ce pays. Si vous avez une idée pour m'aider je suis preneuse. J'ai 69 ans mais encore une bonne mémoire et surtout de la volonté et de la motivation...Merci d'avance
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Parler roumain en Roumanie
Bonjour, je m'appelle Nicole, je suis présidente d'une association de jumelage de ma ville avec une ville de Roumanie, Busteni dans la vallée de la Prahova. Pour apprendre le roumain, je trouve le CD rom, fait par eurotalk, (entre 19.90 E et 29 E) que l'on trouve sur alapage, très bien, il y a aussi des jeux, pour quelqu'un qui débute c'est très, moi j'ai appris beaucoup avec ce CD Il est existe le même roumain pour les enfants que je n'ai pas. Bon courage NICOLE
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