Cette nouvelle version propose un itinéraire dans la vallée de l'Iza, avec une carte interactive (page 2), permettant de localiser les églises.
Introduction
(mise à jour : Mars 2006)
© Photo L. Beaudet
Les églises en bois du Maramures sont très typées, avec une nef étroite surmontée d'un toit très vertical, et surtout d'une flèche élancée, évoquant celles des églises gothiques. Elles sont en nombre impressionnant, dans la vallée de l'Iza, et dans les vallée adjacentes. Souvent, elles ont été construites dans d'autres villages et déplacées plus tard, sans doute à l'occasion de la construction d'une autre église sur le même emplacement.
Il y a quelques années, elles dominaient les villages, aux maisons en bois non moins typées, donnant au Maramures un cachet sans équivalent. Cette époque est révolue. Au niveau de l'habitat, les maisons de parpaing se sont multipliées, rompant un peu le charme, dès qu'elles s'intercalent entre les constructions de bois.Et des cathédrales en béton, crépies de blanc, pâles copies des églises anciennes, mais bien plus grandes, ou reprenant des éléments architecturaux des monastères moldaves ou valaques, accueillent désormais les fidèles (et les touristes), soit à proximité, soit, dans le meilleur des cas, à l'écart de leurs petites soeurs qui ont bravé l'épreuve du temps.
La plupart des églises anciennes sont désaffectées, ravalées au rang de "Monument historique". Elles sont souvent fermées et la clé est parfois difficile à trouver, mais le plus simple, c'est de s'adresser au pope du village ou de demander dans un magasin ou un café, qui contacter.....
L'entrée est souvent payante. Les photographies intérieures sont la plupart du temps interdites, par ordre du Ministère des Cultes et de la Culture, nous a-t-on dit. Pour certaines, la photographie est encore autorisée, mais pas la vidéo. C'est sans doute la rançon de leur inscription au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.
Et la majorité ne dispose, pour l'instant, d'aucune documentation imprimée qui permettrait au moins de garder un souvenir précis de ce qu'on a vu.
Et pourtant, si l'on fait abstraction de ce qui les entoure, elle rayonnent encore, dans leurs cimetières-vergers, les petites églises en bois du Maramures. Elles témoignent d'une époque où la foi des Roumains les réunissait là, le dimanche, pour les offices orthodoxes ou gréco-catholiques.